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Piergab, l'authenticité en un clic !

On ne prend pas vraiment rdv avec lui, c’est plutôt du genre « avec plaisir, passez à la maison ! ». Alors on passe. On déboule même, un peu en speed, après 45min de taxi dans Paris (pléonasme)… C’est une petite maison sur deux niveaux, avec une porte qui donne directement sur la rue. Il nous ouvre : le cheveu en bataille, la gueule d’ange, le sourire diabolique… Il nous fait deux vannes.

Ok donc on peut baisser un peu les épaules et se détendre totalement, il nous met franchement à l’aise. On suit notre G.O : on s’engouffre dans une petite entrée où les bottes des enfants trainent, puis il nous guide vers un escalier. Là-haut, une « pièce de vie » qui n’a jamais aussi bien porté son nom : de la lumière, plein, des petits recoins, des objets, des jouets d’enfants, des belles photos… On ne sait où poser le regard ! Il se passe la main dans les cheveux, nous règle notre appareil photo (évidemment !), et puis se pose. Alors on fait pareil, et on clique sur le recorder…



Lui, c’est Piergab, photographe. Sa spécialité c’est de faire des photos « lifestyle », c’est-à-dire de mettre les mannequins qu’il photographie, dans des conditions de vie réelles. Ça c’est ce qu’il nous dit. Mais en fait, c’est plus que ça…

Au démarrage son truc c’est la musique, guitare, chant, c’est le mec cool qui a un groupe (Trëma, ndlr), il est passionné de ça et veut en faire sa vie. Avec son groupe, il a même fait l’avant-première de M aux Francofolies de la Rochelle, rien que ça ! Et puis il a signé dans une maison de disque, et en attendant que sa musique ne prenne, il a commencé à faire un peu de photo, comme ça, par hasard, et pas rasé… Donc en fait le mec transforme tout ce qu’il touche en or ! Et modeste avec ça : il met toute sa destinée sur le compte de « la chance », « du hasard », « des rencontres ».

Mais on pense nous, que ce n’est pas que cela.

A entendre sa musique et voir ses photos, il y a aussi très certainement un petit truc pas négligeable qui s’appelle : le talent ! Et même quand on évoque cela, il semble dire que si aujourd’hui, on fait appel à lui, c’est surtout parce qu’il met à l’aise les gens, ce qui contribue à la véracité de ces photos. Capturer le vrai, c’est la pâte de notre hôte. Car lui-même ne saurait être autrement. Authentique, sans filtre donc… A l’heure des réseaux sociaux où les photos et les discours sont filtrés, pimpés, pour faire rêver : lui photographie et parle vrai. Il parle de musique avec une pointe de regret dans la voix, là où d’autres tricheraient en disant qu’en fait la photo a été une révélation ; quand il parle des mannequins qu’il photographie, il reconnait volontiers que ces photos ne font pas du bien à l’image que les femmes peuvent avoir d’elles. Même si lui, ne retouche jamais ses photos, ou alors juste les cernes. Car pour lui, le « beau » passe par l’aspérité, les imperfections (nique la peau lisse !).


Alors chez lui forcément, l’aspérité règne. Surtout que beaucoup de ses shootings se font ici. La grande pièce de vie type loft fait la part belle au bois : les poutres apparentes, les branches de bouleau qui délimitent l’espace tout en laissant passer la lumière… Cette lumière qui baigne la pièce, est différente à chaque instant. Ces instants là qu’il chope pour révéler le beau, le vrai. En un clic : l’authentic’.


Que fais-tu dans la vie ?

Dans la vie je suis photographe de mode. On en consomme au quotidien sans le savoir : dans les boutiques, les catalogues, sur internet, ou quand tu es sur Instagram et qu’il y a la nouvelle écharpe sur un mannequin… C’est ce que je fais ! Je shoote des vêtements qui sont portés par des mannequins. Donc je prends en photo des mannequins dans des situations en général qu’on appelle « lifestyle » parce que c’est ma pâte à moi. Des photos plus ou moins mises en scène et plus ou moins réelles. Il y a des photographes qui ne font que du studio, en photo sur fond blanc avec des lumières artificielles. Je préfère les trucs en vrai !



Quel est ton parcours ?

La photo c’est un hasard complet et pas du tout anticipé ! E même quand j’ai commencé à le devenir, je ne me suis pas du tout rendu compte que je mettais les pieds là-dedans. Quand j’étais étudiant , ’ai une copine qui avait reçu un appareil photo en cadeau, je lui ai emprunté un petit moment et je me suis mis à faire des portraits de mes potes. Et je les ai postés sur Facebook… Donc c’était quelque chose que je faisais de temps en temps pour me marrer.

Mais moi en fait, au départ, je suis musicien et j’ai toujours voulu vivre de mes chansons. Il y a 20 ans, je disais déjà que je voulais vivre de mes chansons et je n’ai jamais réussi… A un moment, j’ai signé dans une maison de disque, et en attendant que mon disque ne sorte, il a fallu trouver une source de revenu ! Et il s’avère que par hasard, un de mes contacts en maison de disque m’a dit : « on vient de se faire planter par notre photographe pour une séance photo qui a lieu demain. Je sais que ce n’est pas ton métier mais j’ai vu que tu faisais un peu de photo ». Et c’est comme ça que le lendemain, je me suis retrouvé sur le tournage d’un clip pour faire les photos des backstages.

J’ai débarqué avec un appareil de merde… J’ai fait les photos et je devais les donner à la chef de projet. Elle n’a pas compris que j’étais un ami du directeur artistique et pas du tout photographe. Elle m’a dit : « Super merci ! Et vous seriez dispo pour tel shooting telle date ? » Et de là, ils m’ont fait bossé régulièrement et assez vite sur des gros trucs alors que j’étais une chèvre et que j’avais un matos de merde ! Je me suis retrouvé à shooter Sean Paul en studio à ma 4edate. J’ai fait la pochette de TAL alors que j’avais un appareil pourri…

Après ils m’ont envoyé shooter Dany Brillant au théâtre et il partageait la scène avec une comédienne qui est aussi mannequin. Elle a vu mes photos et elle m’a dit : « j’ai besoin de quelqu’un pour mon book est ce que tu peux me le faire ? » J’ai fait des photos d’elle, elle a envoyé le book a son agence qui m’a contacté pour faire les photos d’autres mannequins... Et je me suis mis à photographier des mannequins. Ensuite les marques pour qui travaillent ces mannequins se sont mises à m’appeler en me disant « Ah c’est cool tes photos ! » Et c’est comme ça que me je suis retrouvé photographe sans le faire exprès et sans m’en rendre compte ! Et ça a marché tout de suite très bien. Alors même que je galérais depuis des plombes avec ma musique. Donc j’ai plus du tout eu le temps de faire de musique. Mais j’ai commencé à kiffer parce que c’est un métier génial d’être photographe : je voyage, tous les jours je rencontre des gens nouveaux, de nouvelles équipes, de nouveaux clients, dans des endroits magnifiques…

Ce qui m’a plu et que je n’avais pas capté à la base : photographe, c’est un métier social. Une fois que tu as la technique, le gros de mon travail c’est la direction. Et aujourd’hui on vient me chercher pour ma direction et pas pour ma technique. Un peu comme un metteur en scène : c’est la façon dont tu agences le tout derrière l’objectif pour avoir une photo qui soit authentique. C’est beaucoup d’échanges : il faut comprendre ce que le client veut, parler avec la mannequin pour qu’elle dégage ce que tu veux, parler avec le maquilleur pour qu’il te fasse le bon make up… C’est un travail de gestion d’équipe, qui se fait beaucoup en parlant, pour comprendre, mettre à l’aise toutes les parties. C’est ça qui me plait beaucoup : c’est un métier social ! Ce que je n’aurai pas cru au départ… Mais même quand tu regardes une photo : tu ne vois pas forcément toute la dimension sociale de ce métier. Et c’est ça qui me plait le plus, plus que l’image, l’esthétisme. Ça fait partie du travail bien sûr mais c’est le social qui me plait. Mais j’ai aussi découvert que c’est un métier où je peux être moi-même.

C’est un métier dans lequel je peux faire le con autant que je veux tant que les photos sont biens ! Sur mes shootings, c’est la garderie non-stop, ce qui participe grandement à ce que tout le monde soit à l’aise et que le sourire soit naturel… T’es payé à faire le débile toute la journée ! C’est un luxe énorme. Moi qui ai besoin de faire le con tout le temps, j’ai besoin de pas être bridé là-dessus pour garder ma créativité et ma pâte… C’est le bonus de ce métier !

Quelle est ton approche ?

Maintenant que je connais mieux le milieu, je me rends compte que chaque photographe a son approche et que cette approche est étroitement liée à notre personnalité. Et que ça transparait beaucoup dans les photos. Les photographes plus timides auront des photos parfois plus douces par exemple… Ce pour quoi on vient me chercher c’est par exemple : un look pull et jean. Je vais dire au mannequin de s’assoir sur un fauteuil comme elle se mettrait naturellement, pour être à l’aise… Cette approche je pense qu’elle me ressemble. Mon approche n’est pas vraiment conventionnelle. Moi j’aime bien être à l’aise et j’aime bien qu’on soit à l’aise en ma présence… Du coup j’ai une approche plus comme ça : je mets à l’aise ! Par exemple, j’ai été contacté pour shooter une collection capsule cérémonie, c’est à dire des vêtements pour le réveillon, Noël, un peu habillés. Mais le client ne voulait rien de guindé. Du coup j’ai mis en scène une teuf ! Des lumières, de la musique à fond, tout le monde dansait… Pour vendre de la fringue de teuf j’ai fait une teuf dans un lieu qui s’y prêtait ! C’est lié à ma personnalité. J’aime que ça fasse authentique, qu’on vive le truc vraiment. Au résultat on a vraiment l’impression que j’ai été shooter dans une fête.




L’authenticité c’est une notion essentielle dans ta façon d’aborder ce métier ?

C’est peut-être ma perception de la beauté. Mais quand je dois faire un portrait : je dis toujours au mannequin de venir sans make up, et on en mettra peut-être après… Mais souvent je n’en mets pas ! Sauf quand c’est pour une marque. Mais pour un book, je fais souvent des portraits avec les fringues du mannequin, sans maquillage, parce que c’est comme ça que je trouve ça beau. On est tellement dans une époque où on filtre tout sur les réseaux sociaux, tout est mis en scène… Je sais que moi j’ai d’abord une approche qui se veut naturelle et authentique. Je fais quasiment 100% de lumière naturelle… Je m’en fiche que la lumière soit nickel, j’exploite l’instant de la lumière ! Tout en continuant à échanger et à parler avec les gens avec qui je travaille. Ça correspond plus à mon envie d’immédiateté et de « pas de prise de tête ». Et je trouve que le rendu est plus joli. Quand ça fait plus vrai, on ment moins, on est plus soi-même… Je faisais beaucoup de portraits de mannequins et comédiens, les gens repartaient et me disaient : « Ca me ressemble vraiment ! » Et ça c’est essentiel pour moi !

Une mannequin qui débutait avait sur sa page que des photos d’elle sur lesquelles elle était très sophistiquée. Et à mon sens ça ne la mettait pas en valeur. Je lui ai dit que je voulais faire un portrait hyper simple, sans maquillage, sans pose, sans décolleté… Donc j’ai juste fais un portrait tout simple d’elle devant une fenêtre et à mon sens ça montre beaucoup plus son potentiel et sa beauté. J’ai un besoin d’authenticité qui est très important chez moi.


Du coup tu as définitivement basculé vers le métier de photographe ?

Je dis souvent que « j’ai de la chance d’être tombé sur un plan B qui me faisait autant bander que le plan A ». Parce que j’ai des amis dans la musique qui n’ont pas eu autant de chance que moi : avoir quelque chose qui les fasse bouffer et qui les fasse kiffer quand même. Evidemment la musique me manque... Parce que je crois que mon talent, si je devais en avoir un, c’est la musique et que la photo... Je ne pense pas avoir de talent particulier pour la photo : on vient pas me chercher pour ma technique mais pour mon approche, mon travail authentique. Le talent que je me reconnais personnellement, je suis peut-être le seul à le reconnaitre, c’est la musique. Mais la musique c’était plus difficile alors que la photo ça a été plus immédiat pour moi. Les planètes se sont bien alignées !

En quoi tu bouges les lignes dans ce métier?

J’ai le sentiment de ne rien révolutionner, j’ai même le sentiment inverse parfois. J’ai une culpabilisation de participer à un mouvement qui n’est pas souhaitable. C’est le regard de la femme sur la femme. A savoir que quand ton travail c’est de prendre en photo des bombes et qu’en plus tu sais les mettre en valeur… J’ai l’impression de participer au complexe global des femmes ou des hommes. La recherche de la perfection : j’y suis un peu pour quelque chose… Il n’y a qu’à voir mon Instagram, il n’y a que des mannequins. Mais j’ai quand même une approche retouches très minimaliste. C’est à dire que je vais enlever les boutons ou atténuer les cernes que tu n’aurais pas eu si tu avais bien dormi la veille. Je n’ai jamais jamais jamais affiné une jambe, allongé un cou et grossi des seins… ça, je ne le fais pas ! Les rides, les cicatrices, les grains de beauté je n’y touche pas ! Parce que ça fais partie de la beauté, vraiment… Je trouve que ce n’est pas beau quand c’est trop trop lissé ! J’aime quand ce n’est pas fake, je trouve que c’est plus joli : quand c’est lissé, sans expression, pour moi c’est moche.


Est-ce que chez toi, c’est le reflet de ce que tu es ?

Chez moi : j’y vis et j’y travaille ! ici, je fais venir des clients et je fais des photos. Donc l’appartement est décoré de telle sorte que ça rende bien en photo. Après c’est selon mes goûts et moi j’aime quand c’est un peu le bordel, qu’il y ait des trucs partout. Ce mur-là, il y a pleins de cadres, de bordel chinés... Dans l’appart’ globalement il y a de la couleur et de la lumière partout. La couleur, la lumière, le bordel, ça reflète forcément ce que je suis mais aussi ce que j’aime montrer en photo. Par exemple, quand un client me fait venir chez lui pour lui faire un portrait et qu’il me propose de poser sur fond blanc, je ne veux pas : « Euh tu veux une photo d’identité ?! »

Donc oui ça reflète beaucoup ma personnalité et celle de ma femme aussi. Et j’ai besoin pour mes photos qu’il y ait des choses dans le fond, de la texture, de la matière de la couleur, du contraste…C’est pour ça qu’il y a un fouillis de trucs divers et variés



C’est un lieu de vie aussi pour tes enfants ?

Il y a assez de place pour qu’ils puissent galoper, jouer au tracteur et au ballon. Et je pense que si je ne devais pas shooter ici, il ressemblerait quand même exactement à ça !






Quel est le coin que tu préfères chez toi ?

Le mur que je préfère c’est celui-là : des souvenirs, des photos de voyages, des objets chinés donc j’aime bien ce que ça raconte… à savoir plein de choses !

Ça c’est un planisphère mais un peu coloré, enfantin… Et ce n’est pas pour rien qu’il est là : on adore voyager, on voyage tout le temps. On a déjà fait plein de tours en camping-car, plusieurs mois avec les enfants…

Toutes ces photos ont été prises dans des pays différents et racontent des souvenirs différents.

La grande photo c’est un autoportrait familial qu’on a pris en fait dans les champs des parents de ma femme, ils sont agriculteurs. Et il y a un côté coloré, improbable, qui correspond bien à qui l’on est. Sinon la moindre photo est prise dans un pays différent ou raconte une histoire différente.

La photo avec les fauteuils rouges : c’est un souvenir des Francofolies (Piergab a fait la première partie de M, aux Francofolies de La Rochelle en 2010, avec son groupe Trëma, ndlr). On était en train de faire les balances et le public n’était pas là. Donc cette étendue avec ces fauteuils je trouvais ça beau…





Quel est ton objet préféré ?

Je suis un kiffeur de plantes vertes ! Mais je suis une vraie chèvre en terme de mémoire pour savoir quand leur donner de l’eau… Parfois je leur donne trop d’eau, parfois pas assez ! Donc ce cactus par exemple c’est un faux, comme ça je suis sûr qu’il survit… C’est un cactus kids friendly !



Qu’est ce qu’on entend chez toi ?

La majorité du temps il y a de la musique, assez fort. Quand les enfants sont là ils mettent la musique eux même. Mon fils de 3 ans commande : « ok google, joue Au feu les pompiers ! » (Du coup, la musique « Au feu les pompiers » se met en route dans l’appartement !). Et les deux enfants dansent ensemble.

Pour moi la musique c’est très important pour mettre à l’aise pendant mes shootings. Donc je mets toujours de la musique assez fort ! Pour mettre très à l’aise…


Quels sont les lieux qui t’inspirent ?

On est restés 3 mois en Australie, on habitait dans un van, on a fait le tour du pays… On n’avait jamais vécu ça ! C’était l’essence même du voyage. J’ai adoré aussi pour la lumière évidemment. J’ai eu la chance de faire un shooting là-bas ! Pendant le voyage on avait 2/3 jours de libres à Sydney donc j’ai contacté des agences de mannequins pour voir si je ne pouvais pas glisser un shooting. Ils m’ont dit qu’ils avaient une séance photo à faire avec une mannequin, mais ils m’ont confirmé au dernier moment, du coup je n’avais pas fait de repérages, je ne savais pas qui était la mannequin… Et au final c’est la séance photo qui m’a le plus servi dans mes jobs ! Celle qui m’a obtenu le plus de travail derrière. Parce que la fille était magnifique, que la lumière était belle, le rendu du lieu… Tout était top !

De manière générale, j’aime shooter dehors ! Parce que j’aime ce qu’on appelle le « bokeh », le flou d’arrière-plan qui se détache d’un portrait. J’aime le flou… J’aime quand il y a des couleurs, des textures donc j’ai tendance à rechercher ça. Quand on me dit d’aller repérer pour un shooting extérieur, je suis systématiquement attiré par les couleurs et les textures…


Comment as-tu composé la déco ici ?

Quasi 100% de la déco ici est chinée. On fait des brocantes aussi pour le plaisir de déambuler, faire des trouvailles improbables. Soit c’est de la brocante soit des trucs bricolés. Ça par exemple, c’est « merci Pinterest » ! On voulait séparer cette pièce mais sans perdre la lumière. Et un jour un bouleau était en train d’être abattu dans le jardin de mon grand-père donc je l’ai récupéré, je l’ai bricolé, très mal… et du coup ça nous fait cette séparation ! Ça c’est de la palette trouvée dans la rue et bricolée. Tout ce coin salle à manger : c‘est une vieille planche trouvée dans la grange de mon beau père qu’on a peint en vert d’eau, avec un trépied payé 10 balles chez Leroy Merlin. Et des chaises trouvées dans la rue, que de la récup’ ! Ça on l’a acheté en Indes : c’est de la récup’ de bois de bateaux. On aime ce qui a une histoire, pour ce que ça dégage.




Pourquoi avoir choisi cet appartement ?

Pour la lumière ! Je pense que c’est la quête pour tout le monde… Quand tu peux avoir la chance d’avoir un endroit lumineux tu y vas ! Et quand tu es photographe et que tu fais des portraits dedans c’est évidemment primordial. En fait notre ancien appartement, on l’adorait mais il n’y avait pas assez de lumière. Donc je passais mon temps à aller squatter chez des potes qui avaient des grands appartements avec beaucoup de lumière. Il y avait une logistique clé trop reloue ! Donc quand on a déménagé, j’ai dit à Zazou (sa femme, ndlr) : « Il faut qu’on trouve un lieu dans lequel je pourrais shooter pour gagner du temps. Quand on a visité cet appartement, on a tout de suite vu le potentiel pour y faire des photos.





Un intérieur réussi pour toi c’est quoi ?

Pour moi un intérieur doit être propre à chacun parce que chacun s’y sent bien différemment. Moi si on me dit : « est-ce que tu peux looker ma maison selon tes goûts » et bien dans ce cas j’aurais tendance à en mettre partout. Moi les murs blancs je déteste ! S’il doit y avoir un mur uni ce sera forcément peint avec de la couleur. Là, on va bientôt déménager, on a prévu avec notre architecte : il n’y aura pas un seul mur blanc… Il n’y aura que des pièces avec des couleurs flashs de partout ! Je mettrais des cadres et des plantes partout et je mettrais un max de trucs parce que moi j’aime ça. Mais ce ne sont que mes goûts, c’est dans ce genre de lieu que je me sens bien. J’aime quand ça vit.

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