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Marine de Quintessence, la passion par essence !

On arrive en retard. On repartira en retard. Entre les deux, le temps s’est arrêté, suspendu. Gênées d’être en retard, on a jeté nos affaires par terre, et puis on a pénétré son antre…


Marine nous demande de patienter deux minutes, elle doit terminer quelque chose, elle est en train de travailler. On lui accorde volontiers, nous on a « juste » 30 minutes de retard… la honte ! On en profite pour contempler ce qui nous entoure : une belle pièce de vie avec des espaces, des niveaux différents, une baie vitrée donnant sur le très joli jardin et, on n’en croit à peine nos yeux, de l’eau au fond du jardin : un accès direct à la rivière… Et puis, ça y est, « elle est à nous ». Ce n’est pas seulement la formule consacrée : elle se connecte littéralement avec nous.


Elle, c’est Marine Vespieren, créatrice de Quintessence, une marque de prêt à porter Made in France, qui produit local, diminue drastiquement ses déchets, une marque à l’écoute de ses clients… Ah oui et en plus de tout cela, une marque qui produit des modèles hautement désirables et intemporels ! Des lignes pures, simples, aériennes, sans chichis mais avec de belles matières, lin, coton, gaze de coton et des couleurs qui ne laissent pas d’autre choix que d’en prendre plein ! Le site regorge de modèles plus alléchants les uns que les autres : Adèle, Léopoldine, Meloë, Colombine… Ces prénoms comme hommage à toutes les « Quintessence girls », fans de cette marque solidement ancrée dans le paysage du prêt à porter sur lequel il faut désormais compter : un prêt à porter responsable et Made in France. Des valeurs qui sont chères au cœur de Marine, notre hôte du jour.



Marine a le cœur sur la main, et les tripes sur la table : c’est une passionnée, une acharnée, une guerrière, une vraie. Elle s’est battue pour faire exister Quintessence, elle s’est battue pour produire localement, dans le Nord, sa terre, réanimant ainsi le cœur de l’artisanat roubaisien. On sent, dans le creux de la voix, l’émotion qu’elle a en évoquant ses équipes, ses ouvriers, son parcours, ses enfants. Elle est comme ça Marine, elle vit intensément, elle travaille comme une folle, elle a une énergie à déplacer des montagnes, elle ne fait pas les choses à moitié ! Il est rare de rencontrer des personnes comme ça, qui ne joue à aucune convention sociale, fait fi de toute normalité… Comme si elle n’avait d’autre mode d’emploi que le sien pour vivre. Jamais pris de cours de couture, si ce n’est celui d’observer, enfant, sa maman à l’œuvre. Pas de notice pour monter sa boîte non plus (Marine est allergique au mot « Business Plan » par exemple !). Mais elle n’en a pas besoin : quelle que soit l’époque, le territoire, le combat à mener, on imagine que Marine s’en serait sortie indemne. Parce que le feu de cette fille-là, est éternel.


Alors chez elle, cela ne saurait être autrement… Cet intérieur ne ressemble à aucun autre : unique et singulier, comme celle qui y vit. Tout ici raconte une histoire : les objets chinés, les objets récupérés, les objets de famille, les objets insolites, les objets orphelins, qu’elle a recueilli à bras ouverts. Chez certains philosophes anciens : « quintessence » serait le 5eélément, qui assurerait la cohésion des quatre autres éléments. Et à bien y regarder, ici : il y a de l’eau (au fond du jardin), de l’air (dans les matières de ses modèles vaporeux), de la terre (son Nord qu’elle soutient en y créant du travail), du feu (dans le fond des yeux de notre hôte du jour). En une heure à peine d’entrevue, on s’est pris un shoot de vérité. Ce que l’on imagine être l’essence, la quintessence de Marine elle-même. Et qu’aurait-on découvert encore si seulement nous étions arrivées à l’heure… ?



Que fais-tu dans la vie ?


Après mon bac, j’ai démarré par une comédie musicale. J’ai pris une année sabbatique et je suis partie faire le tour du monde ! Donc mon parcours est un peu atypique dès le départ. Je suis rentrée de mon tour du monde et j’ai fait une école de commerce. Et de là, j’ai démarré dans le textile et je ne l’ai plus quitté.

J’ai commencé dans le linge de maison puis je suis allée dans la grande distribution. J’étais assistante achat et j’ai grimpé les échelons jusqu’à être chef de produit.

Et puis, une fois chef de produit, je me suis dit : « bon c’est bien j’ai fait le tour du truc ! ». Je voulais rester dans le produit. Alors, je suis partie dans une boîte qui faisait des tissages. Donc là j’étais vraiment au cœur de l’usine, une usine de tissage de lin à Armentières. Là j’ai développé ce savoir-faire made in France à l’internationale. Je suis restée 3 ans là-bas et puis j’ai eu envie de créer ma propre société. Dans un premier temps, je me suis dit que j’allais reprendre une société existante donc j’ai intégré une boîte à Roubaix. J’y suis entrée un peu entrée dans le but de racheter la société, parce que le gérant était quasi à la retraite. Mais j’ai pas du tout trouvé ma place là-bas. Je me suis dit : « en fait c’est pas du tout ça que je veux ! ». Donc de là j’ai décidé que j’allais créer. J’avais l’expérience du produit, l’expérience du commerce international, mais aussi de la création pure dans les ateliers, donc j’avais toutes les clés en main pour pouvoir développer ma partie.


J’ai démarré par du B2B sur la Corée du sud. C’était canon ! J’ai fait 3 voyages en Corée, très inspirants, Quintessence a vraiment démarré sur la Corée. Et puis je suis tombée enceinte de ma 3e et je ne pouvais plus voyager malheureusement ou bien heureusement... Parce que c’est à ce moment-là que je me suis dit : je vais créer un site internet ! Je me suis dit : on essaye et on verra bien… Et en fait ça a marché ! Donc j’ai arrêté le B2B et je me suis consacrée au site internet




Pourquoi avoir choisi le nom Quintessence ?

C’est ce qu’il y a de plus pur dans quelque chose ! C’est un 5ème sens. C’est un joli mot qui résonne bien. C’est l’essence même de quelque chose. Je n’ai pas la prétention d’être comme ça mais c’est bien de se dire qu’on peut aspirer à cela. En plus c’est un mot qui marche à l’international, en anglais c’est le même mot. C’est plutôt pas mal !


Comment se sont passés les débuts ?


J’ai démarré sur des robes, des inspirations coréennes. J’adore la mode là-bas, les matières, le lin, le coton, les formes amples dans lesquelles on est bien.

Avec ces formes amples on peut cacher les petits défauts avec lesquels on a du mal et on peut même les mettre en valeur. Je trouve qu’il y a quelque chose de fort dans cette mode là.

Donc je suis revenue de là-bas avec plein d’idées et j’ai démarrée avec deux, trois robes. J’ai commencé à les commercialiser via des ventes à domicile. J’allais avec d’autres créatrices et je montrais mes modèles de robes et je les vendais. J’ai commencé vraiment une robe par une robe, j’ai jamais eu d’argent à emprunter, j’ai jamais investis, j’ai jamais fait d’emprunt parce que j’ai jamais été capable de faire un business plan… C’était vraiment de la bidouille, du système D sans arrêt. Je faisais des fermetures d’ateliers, des fermetures d’usine où je récupérai des tissus. Par exemple je me souviens avoir récupéré un lot de sacs à la fermeture d’une usine. Je les ai revendus et ça m’a fait de la trésorerie alors que ça ne m’avait pas couté grand-chose !

J’ai démarré comme ça, tout doucement, et puis aujourd’hui je fais des lots de 500/600 robes ! Tout ça sans aucun investissement au départ. C’est beaucoup de débrouille et c’est vraiment la clé pour moi. Je suis un profil autodidacte en tout. J’ai appris la couture avec Maman à 4 ans. Je faisais les robes de mes poupées. Je n’ai jamais pris un cours de couture, j’ai appris en regardant Maman faire. Après je suis issue d’une famille de créateurs, d’entrepreneurs. J’ai trois frères qui sont aussi entrepreneurs. Je pense qu’on a ça un peu dans nos gênes. On est des gens pas tellement conventionnels. Mes enfants c’est pareil… Récemment j’ai dû enlever mon fils d’une école classique parce que ça ne lui convenait pas. Avec mon mari, on n’a pas été dans le système classique de l’Education Nationale. On est des gens un peu en dehors du lot, un peu originaux. Avec des idées, des envies, de l’énergie. Quand on a de l’idée, de l’envie, de l’énergie, on peut faire plein de choses sans argent. L’argent n’est pas important mais l’énergie est indispensable.



Quelle est le lien entre toi et tes produits ?


Rien n’est réfléchi ! Tout est possible ! On parle d’un sujet et le lendemain c’est acté. Il fait beau : alors tiens on va faire des photos (Pour mettre en valeur les vêtements qu’elle produit, Marine les porte elle-même, et est photographiée par son mari, en décor naturel, dans les environs de chez elle, ndlr). On a pas de photographe, c’est mon mari qui n’est pas du tout photographe qui prend les photos… On n’a pas de styliste, ni de producteur artistique, pas de business plan… Je ne sais pas en faire, je n’en ferais jamais de ma vie et je le revendique ! Après, le jour où j’ai décidé de me lancer et que j’ai fait mon premier voyage en Corée, j’ai dû prendre mon argent personnel.... Mais je suis incapable de faire un Business Plan, incapable, incapable. (Ce n’est pas une erreur de texte, Marine insiste vraiment sur ce point ! ndlr). Non seulement j’en suis incapable, mais je n’en ai pas envie en plus ! Ce n’est pas ma manière de fonctionner. Là non plus je ne suis pas conventionnelle. L’argent ne m’intéresse pas. Ce ne sont pas des sujets qui m’intéressent. Je travaille par passion, je suis passionnée, je m’éreinte sans arrêter(Au moment de notre rencontre, Marine souffre d’un gros mal de dos, ndlr). Pour moi c’est comme ça, je travaille beaucoup. Je suis fan de travail, je suis un bourreau de travail. La marque existe depuis 3 ans, et aujourd’hui on expédie 1500 colis par mois, 3000 robes… Pourtant on n’est pas nombreux !


Ma grande fierté c’est qu’on arrive à avoir des produits hyper accessibles en confection Made in France. Parce qu’on a intégré la production, ce qui était mon rêve de toujours. On a réussi ! Ce défi-là, on l’a réussi en septembre (2019, ndlr). Et ça en 48 heures !


C’est l’avantage d’être seule, de tout décider ! Même Antoine (son mari, ndlr)n’était pas d’accord ! Mais j’ai dit : « on n’a pas le choix ! » J’avais du mal à gérer la production roubaisienne parce que tout n’était pas propre au niveau des conditions de travail, je ne pouvais pas maitriser la globalité du circuit, du coup j’avais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je pouvais me faire embêter à tout moment parce que quelqu’un n’avait pas été enregistré sur les registres. Et ça ne me plaisait pas du tout : je voulais absolument maitriser cette partie-là pour être tranquille et dormir sur mes deux oreilles. Et en septembre dernier, un atelier a déposé le bilan. Alors j’ai profité de cette occasion pour récupérer du monde de là-bas, afin de gagner encore plus d’autonomie et de liberté. Depuis j’ai recruté doucement et là on est neuf en atelier. C’est génial. Là on est complètement autonome. J’ai un patronneur (le patronneur est celui qui est chargé de créer les formes des vêtements sur le papier pour ensuite les faire exécuter sur le métier, ndlr) pour moi toute seule, c’est du luxe ! Localement on a sorti de la galère quelques roubaisiens. Ça a été beaucoup de travail, parce qu’on s’est rendu compte que beaucoup n’avaient pas de compte en banque ou de mutuelle par exemple… Donc on les a aidés à régulariser tout ça. C’est une fierté ça ! Notre atelier c’est vraiment l’une de mes plus grandes fiertés… en plus il y règne une super ambiance!



En quoi tu as réussi à bouger les lignes domaine de la mode ?


Dans le domaine de la mode, je n’ai rien inventé ! Je créé tous mes modèles bien sûr, mais je m’inspire des années 30’, des années 50’… En revanche, je suis en train de bouger les lignes sur la confection française ! Je suis en train de réinventer le Made in France accessible. Et c’est extrêmement important pour moi. Parce qu’on peut vraiment le faire : le faire proprement, avec des gens payés à leur juste valeur… On peut le faire et on doit le faire ! Il y en a tellement qui sont mal payés. C’est une catastrophe car beaucoup (d’entreprises, ndlr)profitent du système. Il y a beaucoup d’intermédiaires entre les ateliers et les ouvriers, et ça c’est la catastrophe mais c’est la réalité de la vie, comme dans tous les pays. Moi je suis en train d’essayer de faire bouger les choses et je vais y arriver… tout doucement mais je vais y arriver ! Déjà là, d’avoir un atelier et de connaitre la valeur de chaque produit c’est important. Et la valeur du travail : il faut payer les gens à leur juste valeur. Si il y a des heures supp’, on paye les heures supp’ à leur justes valeurs aussi. Et demain, il faut vraiment bouger les choses dans les ateliers. Le Made in France : on va y arriver ! Et il le faut parce qu’on a tout ici ! En plus on a beaucoup de gens qui veulent bosser ! Moi j’hallucine ! Il y a tellement de gens qui sont venus me voir pour avoir du travail. Beaucoup de gens veulent travailler mais il y a encore trop d’entreprises françaises qui font fabriquer à l’est. Alors que ce n’est pas beaucoup plus cher ici. Par exemple, les chaussettes de Vosges : il y a plein d’usines qui sont en train de fermer c’est hallucinant ! En plus de produire en Made in France, ça nous permet de réduire clairement les émissions de CO2, et comme on maîtrise localement, on en profite pour réduire les déchets de type films plastiques, palettes, déchets en tout genre… Le Made in France c’est mon gros chantier et j’y crois !


Tu es une guerrière dans la vie…


En tout cas, je suis passionnée ! Mais il le faut quand on se lance dans un projet pareil ! Moi je me suis fait emmener dans ma passion un peu dévorante. Mais je ne pourrais pas fonctionner autrement. Je suis comme ça, c’est dans ma nature. Ce n’est pas toujours rationnel, bien carré, bien dans l’ordre, c’est la passion, les sentiments qui me guident. Je ne pourrais pas me refaire. Je suis comme ça dans mon travail, dans ma vie, je fonctionne à l’instinct, à ce qui me plait. Si j’en ai envie alors on y va, on ne se pose pas trop de questions sinon on avance pas. Et moi j’aime bien quand ça avance, quand ça bouge.



Qu’est-ce que la création de Quintessence t’a apporté personnellement ?


Beaucoup de choses... Beaucoup de travail évidemment, on ne compte pas nos heures. Mais en même temps je ne saurais pas travailler autrement qu’à fond. Et puis bien sûr, on a nos Quintessencegirlscomme on les appelle : la communauté qui nous suit est très forte. Ça nous porte beaucoup. Les retours sont supers positifs. On écoute beaucoup ce qu’on nous dit et on réfléchit en permanence à comment s’améliorer pour les satisfaire toujours plus ! Nos Quintessence girls nous font de vraies suggestions, on adore s’en inspirer pour répondre mieux encore à leurs envies (de coupe, de taille, de couleur). Chaque pièce est un projet commun : on présente le prototype, on améliore en fonction des remarques et on finalise avec les matières, les couleurs qui ont la préférence des clientes.



Est-ce qu’aujourd’hui, ce que tu fais et ce que tu es sont reliés ?


C’est indissociable. Aujourd’hui ce que je suis c’est ce que fais ! Je mets dans le travail ce que je suis dans la vie. J’y met beaucoup d’engagement, quand je fais quelque chose je ne le fais pas à moitié. Et je mène des combats, ce que je disais, des combats pour faire travailler comme il se doit des gens qui méritent. Je combats pour faire vivre le Made in France, et je veux gagner ce combat. Et puis ce métier qui me dévore m’apporte en même temps une liberté infinie. Je fais ce que je veux. Quand j’ai une idée, je me démène pour la réaliser. C’est ça qui est génial. Alors oui, je ne suis pas toujours très mesurée mais quand j’aime c’est comme ça. Je suis à fleur de peau, je ressens les choses très fort donc je vis comme ça. Et je travaille comme ça...


Quelles sont les connections entre toi et chez toi ?


Les connections entre moi et chez moi… (Son mari passe par là et glisse : « C’est le bordel ! Comme dans sa tête ! ». Rires ! Elle reprend) C’est de bric et de broc, rien n’est calculé. C’est un peu un cabinet de curiosité… J’adore chiner des objets, trouver des choses qui ont une histoire. Il faut que ça ait du sens, que ça raconte quelque chose. Je ne vais pas prendre un truc comme tout le monde a chez lui. Plus ça a une histoire et plus j’aime.




Quelle est ta pièce préférée ?


La pièce de vie. Je m’y sens bien. J’aime bien travailler ici d’ailleurs. Je me mets très souvent par terre, pieds nus… Je travaille comme ça, de manière assez direct.



Qu’est-ce qu’on entend chez toi ?


Pas mal de rigolades ! Mon mari est très drôle ce qui est une grande chance pour moi ! Et sinon quand je travaille j’aime bien le silence…


Quelle est ta matière préférée ?


Tout ce qui est brut : le lin, le coton, le bois, le cuir… Toutes les matières qui ont une âme. Qu’on reconnait juste en les touchant. Le toucher c’est le sens le plus important pour moi. Ressentir la matière c’est essentiel.




Ton objet déco favori ?


(Elle se lève pour nous montrer un meuble qui contient des milliers de trésors, c’est la caverne d’Ali Baba !)

Par exemple ici il y a plein d’objets que j’aime : des poudriers qui appartenaient à ma grand-mère, des vieux tampons, des boutons, des vieilles fioles… Ce sont des objets qui ont une histoire, qui ont du sens pour moi. J’ai besoin de sentir que les choses ont vécu. Et ici, tout est comme ça. Là par exemple (elle se dirige vers une autre étagère) : j’ai un livre, que j’ai trouvé dans une vieille usine. Et dedans il y a toutes les couleurs des fils utilisés à l’époque dans cette usine. J’ai aussi trouvé des vieilles bobines de fils... Là il y a une vierge destroy. Et là, la famille des oies qui nous représente bien, c’est notre famille. Et tout est chiné, récupéré. Ce sont des objets qui ont vécu.





Depuis combien de temps vous êtes ici ?


Alors ici on y est depuis 8 ans. En fait cette maison ça a été un coup de cœur... On l’a repéré au début sur GoogleMaps. On a vu sa situation : au bord d’une rivière, avec un jardin… Elle nous plaisait tellement qu’on a laissé un mot sous la porte des anciens propriétaires pour leur dire que si ils vendaient, nous on voulait cette maison ! Et puis un jour… ils nous ont appelé ! Ils vendaient ! Et c’est comme ça qu’on a pu l’acheter. On a mis beaucoup de temps à s’installer. Parce qu’on voulait d’abord vivre dans la maison avant de décider comment on allait l’aménager, comment on allait faire les pièces. On a vécu dedans longtemps avec le vieux papier peint déchiré au mur ! On avait vraiment besoin de ressentir la maison avant de la modifier. Et puis on a fait les travaux bien sûr !



Quels sont les lieux qui t’inspirent ?


La nature en général… On a une maison familiale dans le sud, où on a la chance d’avoir une vue incroyable à 360 degrés ! Quand j’y vais, je me pose et je regarde cette vue. C’est merveilleux : c’est un champ des possibles infinis. Pour moi c’est vraiment la liberté. Et j’ai besoin de cette liberté-là... C’est comme pour ma créativité. Sinon un autre lieu que j’aime c’est tout près de chez nous, un terrain dans la forêt qui nous appartient. On y a construit une cabane. Et on y va très souvent, on y passe des journées en famille, on pique-nique. J’adore cet endroit. J’en ai vraiment besoin. C’est là que je me ressource. (Et on confirme, parce qu’on a eu la chance de voir ce coin de verdure où Marine nous a emmenées. Elle était très heureuse de nous montrer ce lieu qu’elle aime tant. On sent qu’elle aime partager ce qui lui tient à cœur, ndlr).




C’est quoi un intérieur réussi selon toi ?


C’est un intérieur où tout à un sens, où tout à une âme…

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