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Justine, la transmission comme leitmotiv !

Rdv est pris dans le 18ème arrondissement de Paris… Et qu’est ce qu’elle monte la rue Lepic ! Deux portes à codes puis bâtiment B, 4ème étage…

A croire qu’on entre dans une véritable forteresse ! Ça tombe mal ; on n’a pas pris nos armes aujourd’hui, juste notre appareil photo et l’enregistreur, ça va faire léger ! On sonne à un pont levis… bon, en fait, une grande double porte en demi-lune : et voilà le soleil ! Des cheveux longs et blonds, des yeux aussi grands que le sacré cœur… En fait notre invitée du jour, c’est Raiponce !

Raiponce en réalité, c’est Justine Planchon, directrice des programmes et du développement pour une société de production dans l’audiovisuel : 3eme Œil Productions. C’est elle qui imagine, écrit des concepts d’émissions télés et qui met tout en place pour que cela devienne ce que l’on voit dans notre écran. C’est elle notamment qui est à l’origine de l’émission C à vous, présentée par Anne-Elizabeth Lemoine sur France 5 tous les soirs à 19h. Ou encore de la mise au goût du jour de l’émission culte de Jacques Chancel (qu’elle regardait petite en famille): « Le grand échiquier » sur France 2.

Mais Raiponce, Justine pardon, produit aussi des documentaires sur des « toutes petites personnalités » comme Emmanuel Macron (« Les coulisses d’une victoire ») ou encore Antoine Griezmann (« Antoine Griezmann : champion du monde ») … rien que ça ! Donc en fait celle qu’on a pris pour une princesse Disney : c’est du lourd ! Bref, Justine voit les choses en grand, alors on comprend mieux maintenant pourquoi elle est allée se percher tout en haut de la butte Montmartre dans le 18ème. Il ne lui en fallait pas moins pour avoir vu sur tout Paris à la recherche d’un prochain sujet à mettre en image !

Elle nous accueille à la cool mais joliment peignée (Raiponce quand même…), en jean baskets (euh, cette fille a vraiment rencontré Macron ?? ;)). On arrive dans un salon-salle à manger-cuisine et on se pose là, entre son chat qui miaule et un coca zéro qui pétille. Tellement simple qu’on pourrait presque être chez notre sœur. On ne sait où donner de la tête car tout est joli ici : l’atmosphère et la propriétaire. Et ce salon ne fait pas les choses à moitié : on se noie sur un canapé Caravane, les pieds plongés dans les poils longs d’un tapis berbère, une cascade de livres à notre droite (où se côtoient Françoise Sagan et « Les aventures de Donald ») … Le ton est donné : ce sera cosy mais pas mièvre, pointu mais pas snob !

Le vert des meubles de la cuisine est le même que celui de ses yeux : « c’est fait exprès ? ». « Non c’est une idée de Dominique, celle qui a tout décoré ici ! » (Dominique de Joux - home designer, ndlr). Mais c’est vrai qu’à bien y regarder, toute chose est connectée à une autre ici : le vert de la cuisine qui rebondit sur le vert peint au mur qui se reflète dans la suspension Brass de Gervasoni qui réfléchit dans les tables basses miroir qui transmettent tous les titres de la bibliothèque à quiconque s’assoit autour…

Rebondir, réfléchir, transmettre : précisément ce que Justine cherche à faire dans tous les projets qu’elle met en place. Transmettre aux téléspectateurs qu’elle ne connait pas et à son fils de 7 ans surtout, qu’elle connait bien.

Et puis voir les choses en grand, en géant, comme ses idées et ses longs cheveux.







Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Je suis directrice des programmes et du développement d’une société de production qui s’appelle 3eme œil Productions. Et d’une manière générale, je travaille à la télévision depuis 19 ans.


Pourquoi avoir choisi de travailler dans la production tv ?

Depuis toute petite je suis fascinée par les JT télés. Je ne voulais pas devenir Claire Chazal, mais j’étais fascinée par l’image, le fait d’observer l’actualité, de la comprendre, la décrypter, je voulais toujours tout savoir. J’étais inquiète de tout : la guerre en Irak, le conflit israélo-palestinien… Beaucoup événements qui ont marqué mon enfance. Chez nous, on regardait la télé le soir au moment du JT ou alors on regardait des films. Et j’ai toujours vu ça comme de vrais moments en famille. Et le vrai déclic ça a été le jour où mon beau père m’a offert un caméscope. J’avais 13 ans. Du coup, j’ai pu filmer mes premières images : mes sœurs que j’ai mises en scène dans les premières émissions télés que j’ai écrites. C’était beaucoup de parodies de JT, d’émissions, de pubs. Donc c’est une passion que je nourris depuis longtemps...


Quels sont tes thèmes de prédilection ?

Je me suis toujours sentie politisée. Je me sens concernée par mon pays, et concernée par la politique. Et un an, un an et demi avant les dernières présidentielles, j’ai lu un article dans Le Monde qui disait que les français ne s’intéressaient plus à la politique. J’ai eu un déclic ! Quand j’ai lu cet article je me suis sentie une grande responsabilité en tant que productrice télé. Je me suis dis : si les français se désintéressent autant de la politique, ce n’est pas uniquement parce que la politique ne les intéresse pas, c’est aussi parce que nous, producteurs télés, on ne parvient pas à susciter de l’intérêt chez les téléspectateurs pour la politique. J’ai pris conscience de l’énorme responsabilité qu’on a quand on produit du contenu à la tv. Parce que la TV est un media qui touche des millions de téléspectateurs. Alors cet article m’a donné l’idée de faire un documentaire politique qui pourrait toucher le plus grand nombre.

J’ai pris le parti de suivre un candidat à la présidentielle, en l’occurrence Emmanuel Macron, que personne ne connaissait vraiment à l’époque. Et je voulais aussi trouver une écriture qui se rapproche de certains codes de la fiction, toujours dans l’idée de susciter l’intérêt des téléspectateurs. Du coup, nous avons décidé d’une écriture sans voix off, avec un rythme haletant, une histoire avec un personnage principal, le candidat Macron, mais aussi des personnages secondaires très présents. Tout cela avec évidemment un enjeu énorme : un couronnement… ou pas ! Evidemment, à l’époque, je ne savais pas qu’il allait devenir président. C’était un pari de faire un documentaire sur un candidat qui n’était pas parmi les favoris. Mais c’est lui qu’on a voulu suivre parce qu’il n’avait pas le même parcours que les autres, ne racontait pas la même histoire, donc plus intéressant que de suivre un politicien classique. J’avais la conviction qu’on pouvait intéresser les gens avec cela : un nouveau personnage car jeune candidat de ma génération, et qui plus est un nouvel entrant en politique. C’était mon premier documentaire politique ! Je m’étais mis une pression en tête en plus : ce documentaire était destiné à TF1, qui ne diffuse que très peu de documentaires en prime, et sur de la politique, que la chaîne aborde peu d’ordinaire. Ce doc avait tout lieu de ne pas exister sur les grandes chaines de télé parce que ce n’est pas un style fait pour… Donc on ne voulait pas se rater ! Ça a fait 6 millions de téléspectateurs ce qui prouve que la politique peut encore intéresser les gens et que le documentaire est un genre qui séduit encore et qui n’est pas démodé.


Comment tu décides des thématiques que tu abordes dans ce que tu produis ?

Moi, j’ai des thématiques qui me portent au quotidien : la politique, la compréhension du monde dans lequel on vit, de notre système politique, la culture au sens large… Et c’est vrai qu’en tant que producteur télé je trouve qu’on a une responsabilité, un rôle à jouer à notre échelle… Alors après, la responsabilité c’est une notion qui est très forte chez moi en général ! Donc je l’applique aussi à mon métier. Par exemple je trouve que la télévision peut être un vecteur génial de culture, pour tout âge. Moi je suis ravie que mon fils (Hippolyte, 7 ans ndlr) découvre des grands classiques de la chanson française en regardant The Voice. Il a aussi découvert l’art lyrique en regardant Le Grand Echiquier, une émission que je produis. La culture fait partie de notre patrimoine donc il faut la transmettre. J’essaie de le faire à travers des émissions. La transmission c’est un mot qui me parle. Dans mon travail cette transmission est une notion essentielle.


Qu’est-ce que t’apporte ton travail aujourd’hui ?

Plusieurs choses contradictoires... Mon travail m’apporte énormément de satisfaction parce que je rencontre des gens très différents sur des sujets très différents, et ça me nourrit beaucoup, moi, qui suis de nature hyper curieuse. Donc je m’abreuve intellectuellement beaucoup et tout le temps, ce qui est formidable ! Ça m’apporte humainement énormément car c’est un travail collectif qui ne se joue qu’en équipe. On peut passer des journées et des nuits entières à se triturer le cerveau avec les équipes, les réalisateurs des docs… C’est que de l’humain la télé ! Ça c’est pour l’aspect bénéfique… Après mon travail c’est beaucoup d’angoisse aussi parce que je me sens responsable. Et quand on a un programme qui va être vu, jugé, regardé… c’est encore plus d’angoisse ! J’ai envie de satisfaire ce public et quand on n’y arrive pas et bien c’est très déceptif. Donc c’est un mélange de satisfaction et de déceptions très fortes. Quand ça ne marche pas, je me dis qu’il y a quelque chose que je n’ai pas saisi, un air du temps dont je me suis pas suffisamment imprégnée. Et ça me remet en question.


Quel est ton objectif ?

J’essaie de niveler par le haut ! De proposer des choses qu’on a pas forcément l’habitude de voir et de faire en sorte qu’elles soient appréciées par un public large. Le handicap c’est typiquement le genre de sujet qui s’expose peu voire pas à la télé parce que c’est dur de voir des corps cassés, des corps qui souffrent. (Justine a produit un documentaire sur une troupe de danse composée de danseurs handicapés et de danseurs valides : « Laissez-moi aimer », réalisé par Stéphanie Pillonca. Ndlr). Et en fait, dans ce doc, au bout de 5 minutes on oublie que ceux qu’on voit sont handicapés. Parce qu’ils dansent, qu’ils ont un discours génial… Je pense à Thomas, l’un de ceux qu’on a filmé, et qui ne parle pas… Tous les gens qui ont vu le film m’ont dit : « Thomas c’est un personnage génial, qui a tellement de choses à dire… ». Thomas, il ne parle pas et on l’a écouté là pour la première fois. Je lui ai donné la possibilité de prendre la parole et cette parole elle a été transmise à plein de gens, dans de nombreux pays en plus parce que ce film a fait le tour des festivals. Et alors que personne ne l’écoute jamais, Thomas a pu s’exprimer. Voilà pourquoi ce genre de documentaire est nécessaire, utile. Et moi j’ai besoin mettre mon savoir-faire au service de thématiques qu’on voit peu à la télé, c’est ça qui m’anime.



Est-ce que ce que tu fais et ce que tu es sont reliés ?

Je suis totalement en accord avec ce que je fais : oui et non. Oui parce que, ce que je fais, j’ai envie de le faire depuis toujours. Et en même temps c’est très chronophage donc je passe beaucoup de temps à ça et pas assez avec mon fils à mon goût. Pourtant je l’emmène dès que je peux sur les tournages. Je partage tout avec lui. Mais j’aimerais bien être celle qui fait des gâteaux et va le chercher à la sortie de l’école à 16H30 ou qui rentre tôt à la maison pour faire un jeu de société. Mais je ne suis pas cette maman-là.

Alors oui je pourrais choisir l’un ou l’autre mais je ne pourrais pas faire des cakes et faire ce travail… Je me rassure en me disant que mon fils regardera plus tard les émissions, les docs sur lesquels j’ai travaillé, et qu’il verra ce que j’ai fait et que tous ces sujets lui parleront. Parce que tout ce que je fais, je le fais pour lui. Il est dans tous mes génériques d’émissions… Je construis beaucoup de projets en fonction de ce que je projette de lui : ce qu’il va aimer, ne pas aimer… Je lui fais tout valider, je lui fais visionner des extraits. Par exemple en ce moment, je travaille sur un documentaire sur les pandas, donc je lui en ai beaucoup parlé. D’ailleurs on a peut-être trouvé la manière de raconter ce doc grâce à lui. Je l’écoute beaucoup. Et je pense qu’il se nourrit aussi de tous mes projets. Hippolyte chante « La reine de la nuit » parce qu’il a regardé Le grand échiquier. Il est passionné de politique à 7 ans parce qu’il a baigné dans cet univers dont je lui parle tout le temps. Peut-être que je me rassure en me disant ça… Mais bon il a pas les cakes aux fruits !


Quelles sont les connexions entre toi et chez toi ?

Les connexions c’est oser ! C’est oser la couleur, le vert par exemple… Pas toujours évident à marier. Ça me définit vraiment… Bon je ne suis pas totalement verte hein, même si j’ai les yeux verts et que j’ai une très belle écharpe verte ! C’est oser c’est être curieux et ça, ça me définit à proprement parler parce que c’est ce que je fais au quotidien dans mon métier. C’est aussi le côté moelleux : on peut vivre dans un bel endroit, se faire plaisir avec de belles matières, en jouant pas petit et néanmoins en étant chaleureux. La corrélation avec mon métier : je ne joue pas petit parce que j’aborde parfois des thèmes qui ne sont pas évidents voire complexes de prime abord… Que ce soit la politique, que ce soit le féminisme, la culture. Et pour autant ces trois thématiques elles sont populaires, elles s’adressent à tous et mon chez moi en fait : c’est pareil ! N’importe qui peut s’installer dans mon canapé et le trouver confortable, n’importe qui peut avoir envie de se faire un thé, prendre un livre dans ma bibliothèque et s’installer…






Comment tu as composé ton intérieur ?

Il est le fruit de toutes mes expériences. C’est un peu 40 ans de moi, au travers d’objets, de couleurs, de matières. Cet appartement est le fuit de mes expériences et ce que je suis aujourd’hui à 40 ans. Les aventures de Donald m’accompagnent dans tous mes appartements par exemple. Il y a un peu de la Corse aussi que j’adore…



Est-ce que tu travailles chez toi ?

Je lis chez moi : les travaux de réalisateurs, de journalistes… C’est là où je me sens le mieux pour apporter de l’attention à un texte. Il se trouve que mon canapé s’y prête vraiment. C’est ici que je me nourris et que je trouve mon inspiration. Parfois ce sont des sujets qui sont difficiles à traiter… Le texte sur les violences obstétricales, qui était un sujet difficile j’ai préféré l’appréhender ici dans un endroit réconfortant que dans un lieu neutre comme un bureau. Je trouve ici du réconfort, de la tendresse, de la sécurité.


La pièce ou tu préfères être ?

Ma chambre, parce que c’est un lieu apaisé. Il y a une forêt vierge au mur, ce lit qui est très grand, quand je m’endors je veux plonger dans un grand lit. J’adore la luminosité de cette pièce et quand je regarde par la fenêtre, j’ai une vue incroyable sur Paris !





On entend quoi chez toi ?

On entend beaucoup de musique pour les besoins de mon émission (Le grand échiquier, ndlr). Et tout type de musique : des artistes lyriques, de la variété, de la pop, du rap et donc c’est ici que je fais mes écoutes. Pendant qu’on se parle il y a le nouvel album d’Alain Souchon qui passe… J’adore.



Qu’est ce qu’on sent chez toi?

De la fleur d’oranger de chez Diptyque !



Ta matière préférée ?

Les poils de mon tapis Berbère ! Ils sont tellement longs que quand ça ne va pas je peux m’allonger dessus et je pense que je pourrais disparaître…


Ton objet déco favori ?

Ma méduse… Elle intrigue beaucoup c’est vrai ! Je hais les méduses et mon fils Hippolyte aussi. Il s’est fait piquer par une méduse et il a fallu passer par une étape de désacralisation de la méduse. Donc je lui ai dit : ok les méduses vivent dans la mer et elles t’on fait du mal en te piquant et bien on ne va plus en avoir peur et on va regarder cette méduse tous les jours en se disant que c’est hyper joli. Et je crois que j’ai réussi mon truc. Même s’il a toujours un peu peur que cette méduse-là sorte de son globe. Il n’est jamais hyper rassuré quand il passe devant !




Un objet déco dont tu as un peu honte ?

Un objet dont j’ai honte c’est mon éponge… Mais en même temps je l’adore. J’en ai acheté plusieurs. C’est mon côté glitter qui ressort.


Qui gère la déco chez toi ?

J’ai fait appel à Dominique de Joux pour composer toute la décoration et l’univers de l’appartement. J’avais des convictions assez fortes et Dominique m’a accompagnée dans ma réflexion et puis elle a beaucoup de goût. Parfois je lui proposais des choses qui n’étaient pas toujours de bon goût et elle n’hésitait pas à me contre dire et à discuter avec moi pour trouver le juste milieu. Heureusement qu’elle était là !











Une obsession déco ?

Mes livres ! Chaque semaine, je mets de nouveaux livres à l’honneur dans ma bibliothèque. Je retourne la face des livres pour les mettre à vue : pour moi et pour d’autres. Ce matin par exemple j’ai mis la couverture en avant de Bonjour Tristesse, non pas que je sois complètement dépressive hein ! Mais parce que c’est un livre que je pourrais vouloir ouvrir aujourd’hui. Pour te donner un autre exemple de mon obsession : mon cale porte c’est un livre qui est très important pour moi, c’est « Tendre est la nuit » de F. Scott Fitzgerald. Et il n’est pas choisi au hasard…


Pourquoi avoir choisi de vivre ici ?

Je ressens les lieux : je suis bien ou pas bien quand j’arrive dans un endroit. En l’occurrence ici je l’ai bien senti tout de suite. Et puis l’adresse : la rue Lepic, face à la maison de Van Gogh, pas loin de la maison de Lellouche… Je me sens chez moi ici. Et ce qui m’a fait flasher dans cet appartement c’était de tout casser : je pouvais faire un appartement comme je le voulais.


Est-ce qu’il y a des rituels chez toi ?

Quand on se réveille avec mon fils Hippolyte… Tout se passe dans la salle de bain : on écoute la radio, en général France Inter, c’est un lieu de vie le matin qui est important. J’ai mon thé avec moi, mon fils assis sur un petit coussin avec un radiateur d’appoint vers les doigts de pieds et il mange ses céréales. C’est vraiment un moment que j’adore. C’est une salle de bain petite mais doudou et très confortable.





Les lieux qui t’inspirent ?

Le musée Yves Saint Laurent à Marrakech… Les mosaïques sont complètement dingues. Notamment une mosaïque verte : c’est à partir de cette sensation, de la couleur de cette mosaïque que j’ai eu envie de vert dans mon appartement.

Et les autres lieux qui m’inspirent énormément, ce sont les appartements de ma marraine : Joe. Une maison familiale avec des enfants, des miettes par terre mais tout était beau. Elle m’a fait dire qu’on pouvait allier le confortable et la vie à du joli, à du beau.

Chez moi il y a un canapé Caravane tout pété avec des tissus qui partent dans tous les sens : la vie est passée dessus, mon chat l’a gratté, Hippo a testé une paire de ciseaux dessus… C’est juste la vie qui passe sur des objets et qui crée des souvenirs. Alors évidemment je n’ai pas envie que mon fils dessine sur les murs mais cet appart est autant le sien que le mien, les objets aussi. Et j’aime bien quand il y a la patine de la vie qui passe sur un tapis, une table, un canapé, même sur les murs.


3 adresses décos que tu aimes ?

Caravane : confort des yeux, c’est apaisant tellement c’est beau !

Les pharmacies : plein de couleurs, des petits objets bien rangés, bien triés, classés, rangés, il y a des formes très différentes. Chez moi c’est comme une pharmacie, je n’ai pas fait attention aux formes…


Un intérieur réussi c’est…

C’est un intérieur dans lequel on rentre, on a chaud et on pourrait s’allonger par terre et se sentir bien.














Photos :

Smilzz

Charlotte Lindet

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